GOUVERNANCE : La Refondation mérite le débat, pas la désinformation.
A ceux qui confondent critique, accusation et désinformation,
Face à certaines publications qui se multiplient contre la Refondation et, plus particulièrement, contre le Premier ministre, il est nécessaire de rétablir une chose essentielle : la critique est légitime, mais elle ne saurait se transformer en accusations graves fondées sur des sources anonymes, des insinuations et des affirmations non démontrées.
Accuser publiquement des responsables de corruption, de népotisme, de rétrocommissions ou de « mafia d’État » exige autre chose que des « on-dit » et des témoignages anonymes. De telles accusations, lorsqu’elles sont portées, doivent être accompagnées d’éléments vérifiables et soumis aux institutions compétentes.
La lutte contre la corruption est une exigence fondamentale. Mais justement, elle impose de respecter la vérité, la présomption d’innocence et les procédures prévues par la loi. On ne peut pas prétendre défendre la probité tout en condamnant des personnes sur la base de simples rumeurs.
Concernant les accusations visant des membres de la famille du Premier ministre, il convient également d’éviter un amalgame dangereux : le lien familial avec une personnalité publique ne constitue pas, à lui seul, la preuve d’une infraction. Si des faits précis sont reprochés à une personne, que les preuves soient produites et que les autorités judiciaires compétentes soient saisies.
Quant aux investisseurs et aux audiences accordées à la Primature, le débat mérite certainement d’être posé sur la transparence, la sélection des partenaires et la protection des intérêts de l’État. Mais là encore, il faut distinguer questionnement légitime et accusation sans preuve.
À ceux qui s’acharnent contre le Premier ministre, rappelons que la refondation ne consiste pas à empêcher toute critique. Elle consiste précisément à permettre la contradiction, tout en exigeant de chacun responsabilité et honnêteté intellectuelle.
La Refondation peut être critiquée. Ses décisions peuvent être discutées. Ses responsables peuvent être interpellés. Mais le Niger n’a rien à gagner dans une campagne permanente de dénigrement, de rumeurs et d’accusations anonymes.
Si certains disposent de preuves de corruption, de détournement, de favoritisme ou de rétrocommissions, qu’ils les transmettent aux juridictions et aux organes de contrôle compétents. C’est ainsi que fonctionne un État de droit.
À défaut, il serait plus responsable de reconnaître que certaines publications relèvent davantage de la polémique politique que de la recherche de la vérité.
La Refondation mérite le débat, pas la désinformation.
Le Premier ministre mérite d’être évalué sur ses actes, pas condamné sur des rumeurs.
Et le Niger mérite mieux que des accusations sans preuves.
La contradiction est nécessaire.
La vigilance est nécessaire.
La transparence est nécessaire.
Mais la vérité, la preuve et la responsabilité le sont tout autant.
Bachir Hama
