MAROC: SM le Roi nomme Fatima Ezzahra El Mansouri Cheffe du gouvernement et la charge de former le nouveau gouvernement


Rabat -29 septembre 2026 : Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu, mardi au Palais Royal à Rabat, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, que le Souverain a nommée Cheffe du gouvernement et a chargé de former le nouveau gouvernement, annonce le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie dans un communiqué.

« Le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu ce mardi 17 Rabii II 1448 de l’Hégire, correspondant au 29 septembre 2026 au Palais Royal à Rabat, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, que le Souverain a nommée, en vertu de l’article 47 de la Constitution, Cheffe du gouvernement et a chargé de former le nouveau gouvernement » a précisé la la meme source.

Cette nomination traduit l’importance qu’accorde le Royaume à l’émancipation de la femme marocaine notamment sur les plans juridique, politique, économique et institutionnel.  Depuis l’accession au Trône de SM Le Roi Mohammed VI en 1999 des progès notables ont été enregistés dans ce sens à travers la réforme de la Moudawana en 2004.

S »agissant de l’accès des femmes aux hautes fonctions diplomatiques; la présence des femmes dans la diplomatie marocaine constitue autre indicateur majeur de leur progression au sein des institutions de l’État. Sous le règne de SM LE Roi Mohammed VI, plusieurs femmes ont accédé à des postes diplomatiques de premier plan :

  • Mounia Boucetta, nommée ambassadrice et secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères en 2020.
  • Nabila Freidji, nommée ambassadrice du Maroc en Norvège en 2020.
  • Bouchra Kadiri Boudchich, nommée ambassadrice au Panama en 2020.
  • Wissane Zailachi, nommée ambassadrice en Australie en 2020.
  • Nezha Alaoui M’Hamdi, nommée ambassadrice au Rwanda en 2025.

Ces nominations illustrent l’accès de femmes marocaines à des fonctions de représentation internationale et à des responsabilités de direction au sein de l’appareil diplomatique.

La présence féminine au Cabinet royal : l’exemple de Zoulikha Nasri

La nomination de Zoulikha Nasri comme conseillère du Roi constitue un symbole marquant de l’accès des femmes aux plus hautes sphères de décision. Elle est considérée comme la première femme à avoir occupé la fonction de conseillère royale au Maroc.

Son parcours témoigne de la reconnaissance de l’expertise féminine dans des domaines stratégiques, notamment les affaires économiques et sociales. Il illustre également la possibilité, pour une femme issue de la haute administration, d’accéder à une fonction institutionnelle au sommet de l’État.

L’accès aux fonctions de wali et aux responsabilités territoriales

L’accès des femmes aux fonctions de gouvernance territoriale constitue un autre enjeu de leur émancipation institutionnelle. La fonction de wali, qui implique la représentation de l’État au niveau régional et la coordination de l’action des services déconcentrés, demeure un poste de haute responsabilité.

Une émancipation institutionnelle à mettre en perspective

L’évolution du statut de la femme sous le règne de SM le Roi Mohammed VI ne se limite pas à la réforme du droit de la famille ou à l’accès à des postes prestigieux. Elle doit également être appréciée à travers trois dimensions complémentaires :

L’émancipation juridique, qui vise à renforcer les droits des femmes dans la famille et dans la société.

L’émancipation politique et institutionnelle, qui se traduit par une représentation accrue dans les instances élues et les fonctions de responsabilité.

L’émancipation économique et sociale, qui dépend notamment de l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux ressources et à l’autonomie financière.

La progression des femmes vers des responsabilités diplomatiques, administratives et politiques constitue une évolution institutionnelle notable.

En définitive, le règne de SM le Roi Mohammed VI a été marqué par une évolution significative du cadre juridique et de la représentation des femmes dans les institutions marocaines.

La réforme de la Moudawana, l’accès à des fonctions diplomatiques de haut niveau et la présence féminine au sein des sphères de décision illustrent plusieurs facettes de cette transformation.

Son approfondissement dépend désormais de la mise en œuvre effective des droits, de l’égalité des chances et de l’élargissement de l’accès des femmes aux responsabilités dans l’ensemble du territoire national.