AES : une nouvelle étape dans la coopération énergétique, minière et pétrolière au service des populations


Ouagadougou a accueilli, ce jeudi 13 août 2026, la première rencontre des Ministres chargés de l’Énergie, des Mines et du Pétrole des États membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Placée sous la présidence du Premier Ministre du Burkina Faso, RIMTALBA JEAN-EMMANUEL OUÉDRAOGO, cette rencontre de haut niveau a réuni les délégations du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger autour d’une ambition commune : mieux valoriser les ressources énergétiques, minières et pétrolières de l’espace AES au service du développement et de la souveraineté économique des trois États.
La délégation nigérienne était conduite par le Commissaire-colonel ABARCHI OUSMANE, Ministre des Mines, Chef de la délégation nigérienne, accompagné du Pr AMADOU HAOUA, Ministre de l’Énergie, et de M. ABDOUL KARIM MOHAMED ALI, Secrétaire Général du Ministère du Pétrole.
À l’issue des travaux, trois instruments majeurs ont été signés :
1. la Convention-cadre relative à l’exploitation des ressources énergétiques, minières et pétrolières des États de la Confédération du Sahel ;
2. le Mémorandum d’Entente portant institution de la Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES (SEMH-AES), dont la première édition se tiendra à Ouagadougou du 14 au 19 septembre 2026 ;
3. le Relevé des conclusions de la première rencontre ministérielle.
Les Ministres ont également adopté deux cadres stratégiques :
1. le Cadre Harmonisé des Politiques Énergétiques de l’AES (CHPE-AES) ;
2. le Cadre Harmonisé des Politiques Minières de l’AES (CHPM-AES).
L’institution de la SEMH-AES constitue une avancée importante pour la promotion des potentialités énergétiques, minières et pétrolières des États membres. Elle offrira un cadre commun de mobilisation des investissements, de partage d’expériences, de promotion des opportunités et de développement de partenariats stratégiques.
Au-delà des instruments signés, cette coopération ouvre des perspectives concrètes, notamment dans la prospection, l’exploration et le développement concertés des ressources et des bassins présentant un intérêt commun, la transformation locale des ressources, le développement des infrastructures ainsi que la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers.
Elle ouvre également la voie à la mise en place de structures confédérales spécialisées, au renforcement du contenu local, à la formation ainsi qu’au transfert de compétences et de technologies entre les États membres.
Pour la jeunesse, cette dynamique doit favoriser davantage d’opportunités en matière de formation, de qualification professionnelle, d’emploi et d’entrepreneuriat, notamment à travers le développement des PME et PMI et une participation accrue des entreprises nationales aux chaînes de valeur de l’énergie, des mines, du pétrole et du gaz.
Pour le Niger, cette première rencontre ministérielle marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération avec le Burkina Faso et le Mali et ouvre la voie à une action confédérale davantage structurée dans le domaine des hydrocarbures.
L’ambition est claire : mieux maîtriser nos ressources, les transformer davantage dans notre espace, renforcer nos entreprises nationales et faire de ces richesses un moteur de développement, de compétences et d’opportunités pour nos populations, en particulier pour notre jeunesse.